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Soudard...

Ce texte non plus n'est pas de moi. Juste inspiré par nos échanges épistolaires...

Sur quelle sente me menez-vous diablesse !
Mon sang ne fait qu'un tour, je me sens gaillard.... non pas un quelconque samouraï fardé à la poudre de riz, mais plutôt vigoureux hussard de retour de campagne.
Vous... que faites vous dans cette étable ?
Votre mère ne vous avait-il pas dit de fuir, fuir ces brutes épaisses, ces rustres soudards , ces sabreurs frustres ?
Ses récits de femmes souillées, violentées ne vous avaient-t-ils pas terrorisés ? Ne vous avaient-t-ils pas fait cauchemarder ?
A un mètre devant vous je me tiens , salle, regard intraitable.
Jambes cotons, paralysées, dans vos yeux une exquise terreur...
Exquise terreur ?
Votre trouble... Les traces du sang ennemie sur ma culotte de laine ?
Votre émoi...L'odeur de la poudre sur mon doleman de drap rouge ?
votre fascination...l'éclat de mon sabre-briquet à la ceinture ?
Votre désordre.... la morve sur une vibrisse mal entretenu ?
Votre envoutement... La brutale virilité du hussard ?
Tremblez, tremblez...
Tremblez vous de peur, d’excitation ?
A l'instant ou vous avez plonger votre regard sur le ruffian, le monde c'est évanoui et vous avez su.
Su que cet homme vous imposerait le plus martial des assauts.
Silence assourdissant...
D'une poigne sûre, j'extrais un vit outrageusement enflé.
Votre fièvre... découvrir ce sexe.
Oublié les insipides pinces fesses et touches tétons des idiots, des benets et nigauds du village.
Déjà la prise ferme de mes mains calleuses sur vos hanches.
Temps figé, tempes battantes, étendu sur la terre battu, surplis relevés sur votre visage, le diable vous empale.
Vous vous débattez mollement...
Étrange relâchement en vos entrailles...
Cent lanciers dragons à l'assaut de vos brouailles...
En vous cette étrange jouissance...
Abandon....
Débauche de plaisir...
En vous le chant de la bataille : le bruit sourd du galop, les cris stridents des combattants, le sifflet de la mitraille, le tonnerre des canons, la complainte froide des sabres...
Trois coups de rein... Coït flamboyant...
Pas plus de deux minutes.
Vous conquise, les seins gonflés par le plaisir, les cuisses largement ouvertes vous balancez entre notre monde et l'éther .
Est-ce donc cela la grâce ?
Moi haletant, suant, je suis étalé bras en croix, sexe cognard.
Cette nuit je camperai dans votre étable.
Toute la nuit, curieuse, vous troquerez quelques chopinettes de mauvaise gnôle contre mes faveurs.
Vous serez la chaude et docile apprentie de nouveaux jeux: jeux bouches, jeux de mains, jeux de grands....
Pour votre plaisir nouveau et pour la fierté de votre serviteur.
Tag(s) : #Textes d'à les zautres

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