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Amazones...

 

Une jungle mouillée comme une femme en rut. 
Une moiteur ombrée crevée de flèches d'or.
Limaille de fer, paillettes de diamant en folle sarabande y tournoient sans arrêt.
Papillons insensés, scarabées en parade, libellules géantes aux ailes cuirassées. Cela bruisse, flagelle susurre menace et tue, donne jour et prend vie l'espace d'un éclair.

Des fougères géantes aux cols roussis de brun
D'impudiques orchidées offrant impunément leur corolle perlée aux frôleurs mille-pattes.
Des mousses céladon sur le sol et les troncs, perruques de lépreux pendouillant dans les branches. 
Bruissements angoissants, hurlements d'agonie, ritournelle envolée d'oiseaux multicolores...
Panthères devinées, cachées dans les broussailles, caméléons et phasmes invisibles mais là...
Un monde de moiteur de parfums et de cris où vivent et meurent sans fin les êtres et les choses.

Panthères noires dans l'ombre, zébrées dans les bambous, voici l'armée des femmes qui traque son gibier. 
Un beau mâle endormi leur tombe entre les pattes qu'elles portent jusqu'au nid pour l'offrir à leur reine. 
Entravé, affolé, il subit, résigné.
Le bain qu'elles lui donnent, en frottant bien partout, s'attardant, les joueuse sur son sexe endormi. Décalottant son gland, s'amusant de son trouble, se bousculant pour voir le futur sacrifié.
Un pagne sur les reins, accroupi, il attend, dans une cage ronde, que vienne son bourreau.
Elle entre...il reste prostré, ne voit que les pieds nus aux orteils annelés.
-Lève-toi !
Il obéit, les yeux baissés.
Elle tourne autour de lui, se pose sous son nez...
-Couche-toi !
Elle dénoue des fougères tissées en baldaquin, la toile se referme sur la mante et son mâle.
Sur une couche rêche de fougères coupées, elle profite de lui, enfourchée sur son manche. Quand elle le sent venir, elle soulève ses hanches et il gémit, le bougre, frustré et laissé là !!
Il a ouvert les yeux, elle est belle et sauvage, une idole de chair peinturlurée d'argile. Un masque de panthère mouchette son visage, deux oreilles ovales pointent dans ses cheveux. Il ne voit que sa bouche cruelle et affamée, deux petits crocs pointant entre les lèvres jointes. Et puis ses seins qui bougent quand elle danse sur lui, ses cheveux en rideaux croulant jusqu'à leurs ventres. 
Quand elle le décide, elle le laisse venir, crochée dessur ses hanches
elle jouit en hurlant.
Il déverse son lait,
il sait qu'il va mourir...
qu'importent les ténèbres,
il s'éteint en hurlant
la lame sur la gorge.

Tag(s) : #Au jardin des délices

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