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Haaa, les belles voitures...

 

Punaise, j'aime vraiment les belles voitures. Quand je dis "belles" je ne pense pas à ces petits bolides où l'on peine à entrer, obligé de se couler dans un habitacle lilliputien à la logabilité profilée façon coquille d'escargot. Non, je cause des belles voitures façon monstre trapu à la carrosserie de bakélite. Celles qui évoquent un être aux aguets, prêt à déployer sa puissance et sa vélocité au moindre mouvement...

Celles-là me font un effet bœuf !

La marque? j'sais pas ! Mais je les aime trapues, noires de préférence, mates, ronronnant comme un guépard en amour.

 

Garée dans cette allée forestière je l'ai dépassée, ralentissant ma foulée pour jeter un coup d’œil discret à l'intérieur. Zut !!! Les vitres fumées ne me permettent ni de voir si elle est habitée, ni son intérieur. Cette merveille, tapie à l'ombre des pins mouvants, semble palpiter de toutes les mille vies des aiguilles auquel le vent prête vie. Sa robe soyeuse, une fois que je l'ai dépassée, me fait regretter de ne pas être moi-même munie de rétroviseurs. Alors, bravant toute prudence, je ralentis, pose mes mains sur mes hanches et mime l'athlète en proie à un point de côté ! Pendant que je fais semblant de dompter la douleur à grands coups d'aspirations et d'expirations amples, tout un tas d'hypothèses se bouscule dans ma tête quand à la présence de ce félin tapit sous les pins ronds.

- Conducteur partit se soulager à l'abri des broussailles...

- Petit roupillon de récupération...

- Couple lové sur la mousse et en train de se faire du bien un peu plus loin...

- Entretien téléphonique impromptu et improvisé dans cette allée pas si éloignée que ça de la voie rapide...

Je me retourne mine de rien -si tant est que l'on puisse avoir "l'air de rien" en reluquant une belle bagnole arrêtée sur le bord d'une allée forestière isolée - et tout en jetant un coup d’œil périphérique à la forêt à l'entour, ôte de mes oreilles les écouteurs me distillant la musique que j'aime. Tout bouge en fait.

Le vent, présent partout, rend supportable cette journée de chaleur torride, ployant les fougères roussies qui exhalent un parfum froissé, agitant les brandes chevelues comme des toupets de Riquet, massant avec frénésie les arbousiers aux feuilles vernissées.

Les parfums exacerbés par la moiteur, se mélangent subtilement avec l'air marin que le vent a chipé de l’autre côté de Pilat la blonde. J'hésite quand même mais l'envie est trop forte. Je m'approche du démon assoupi, flairant comme un gibier traqué, essayant de deviner si cette somptueuse carapace est vide ou habitée.

Rien ne semble bouger.

Ma main frôle la carrosserie, tiède, douce comme une peau satinée.

Qu'elle est belle.

Je ferme à demi les paupières, jaugeant cette bête à l’affût.

Qu'elle est belle.

Je pavane autour d'elle, faisant ma cour à la manière d'une femelle en chaleur. Je tourne au ralenti, ma main palpant, appréciant, flattant... Un petit clic me fait sursauter. Un ziiiiiiiiiiiiipppppppppp imperceptible. La vitre côté chauffeur descend révélant le visage souriant d'un homme... Bondieu, quelle surprise. Ses yeux rieurs me dévisagent...

-« Elle est belle n'est ce pas?

J'ai sursauté, reculée à dix pas, la main sur la poitrine. Il ne bouge pas, il a tout compris.

- Je m'appelle Enzo, bonjour.

Que faire? Partir en courant me semble judicieux. Mais un homme qui possède une telle merveille peut-il être mauvais ? Non, je ne pense pas ! Je me fais la question et la réponse comme ça, c'est plus facile.

Ça se bouscule, là, dans ma caboche. J'ai peur de l’inconnu, mais j'ai aussi très envie de tâter le cuir de cet habitacle fauve et roux comme un nid de fauvette.

Je m'approche...un peu...

En plus, je ne risque pas grand chose vu l'état pitoyable dans lequel je suis. Je sens la sueur comme pas possible, je suis ébouriffée comme si je venais de réchapper à un ouragan et franchement, chuis pas appétissante. Pas maquillée, vêtue d'un short ayant appartenu à un ex, d'un marcel pas du tout sexy collant à ma poitrine certes voluptueuse mais... Bon ok... Je souris d'un air bravache, très loin de ressentir l'assurance dont je fais montre

- Oui, elle est magnifique.

Là, je vous épargne les considérations techniques dont je noie le conducteur et auxquelles il répond et ajoute d'autres considérations.

En vrai, je m'en fous un peu du nombre de chevaux qui vrombissent sous le capot. Je croyais que les chevaux c'étaient que dans les écuries qu'il y en avait, alors...C'est juste pour la crédibilité de l'histoire!

Mais c'est vrai que j'adore les belles voitures. Bon, j'en étais où moi, maintenant?

Oui donc...

Je m'approche encore un peu, pose mes doigts aux ongles même pas vernis sur la brèche dans la carapace et mate l'intérieur, légèrement penchée, parfaitement inconsciente que ce geste, somme toute anodin, dévoile le haut de mes seins tout vernissés de sueur.

Il hume ... Je ne vois que le cuir des sièges, la ronce de noyer du tableau de bord, la capsule métallique qui chapeaute le levier de vitesse à la manière d'une calotte de rabbin. Ce levier de vitesse est trapu, épais et me rappelle un truc mais je sais pas quoi !

- Magnifique, inspire-je en fermant à moitié les yeux.

L’intérieur sent la mandarine et un petit monceau d’épluchures délicatement posé sur une serviette en papier dénonce d’une part le léger en-cas que vient de déguster le chauffeur ET le respect de celui-ci envers la merveille qu’il conduit.

En plus, il y fait frais. Mes tétons manifestent immédiatement ma perception de la chose, pointant hardiment leurs chatons sous le coton collé.

- Vous voulez monter ? me demande le conducteur dont les yeux perçants me tiennent sous leur emprise.

- Je voudrais bien mais ma maman m'a recommandé de ne pas parler à des inconnus.

- Et bien vous me parler pourtant, sourit-il !

Diable, le bonhomme a raison. Et puis il est mignon, en plus. Une fossette, des yeux mamamia, une tuerie, un sourire façon loup câlin...

Bon ok !! Je fais le tour du bolide. Si maman me voyait, je me ferais remonter les bretelles, c'est certain.

Il s'est penché pour m'ouvrir la portière. Il a l'air très grand et baraqué...bref...

Je suis là pour la voiture. Recentre-toi ma fille !

Je pose délicatement mon popotin culotté de moche sur le frais du cuir fauve.

Qué délice !!

Je tapote l'une contre l'autre mes baskets sableuses avant de faire pénétrer mes jambes dans la rosée fraîche de l'habitacle et appuie délicatement mon dos trempé sur le dossier de la merveille.

Je vais tout crader, me dis-je en jetant un regard oblique à Enzo qui, pour l'instant, ne semble prêter attention qu'à mes genoux ronds et luisants.

Pas complètement folle quand même, je laisse la portière ouverte à demi, échappatoire dérisoire, je m'en rends compte vite fait, en matant les mains gigantesques qu'il a sagement gardé sur le volant.

Un peu raide, la nuque bien droite, j’inspecte mon environnement.

Après avoir essuyé sur mon short -qui en a vu d'autres -mes paumes et mes doigts moites, je caresse la peau pleine fleur colorée de miel doux.

Quelle merveille...

Mes phalanges suivent les courbes et méandres du siège qui m'enveloppe, escaladent à petits pas onglés la pente douce de l'appui-coude, cavalcadent sur le bord dodu de la vitre. Légèrement penchée en avant, je tripote le tableau de bord, insère mon majeur dans le trou à peine visible de la boîte à gants et...

- Elle vous plaît, n'est ce pas ?

N'est ce pas ?

Cette formulation, en place du heiiiiiiiiinnn usuel qui aurait cassé mon beau rêve délicieux, me fait prendre conscience de la sérénité du conducteur dont je me suis appropriée le joujou sans vergogne.

- Vous voulez vous mettre au volant ?

Alors là, si il me prend par les sentiments !!!

- Je peux ?

- Oui hoche t-il, venez...

Et joignant le geste à la parole avec une synchronisation parfaite, il ouvre sa portière fait le tour de la merveille, finit d'ouvrir la mienne -de portière- et me tend la main à la manière d'un galant homme.

Je rêve !

Pincez-moi je vous prie.

Il attend que je me sois installée au volant pour s'approprier le siège passager et fermer sa portière.

Trop heureuse de pénétrer dans le Saint des Saints, j'en oublie toute prudence et claque la mienne en m’asseyant sans prendre, cette fois, la peine de faire le ménage de mes godillots.

Bon là pareil !! Je vous fais grâce de la prise de possession de la bête par la profane amatrice de belles voitures que je suis.

Mes mains sur le volant.

Mes yeux sur le tableau de bord.

Puis ma main droite sur le levier de vitesse qu’inconsciemment, je branlotte !

Enzo soupire !

Tiens ? M’interroge-je ! Qu'a t-il ?

Oui, bien sur !! Évidement.

Je suis...à La place du conducteur, concentrée sur Sa voiture et Ses merveilles alors que je devrais être pantoise, zyeux 'g'zorbités, souffle haletant, hypnotisée par le charme magnétique du regard perçant du conducteur ! Tu parles d'une hérésie !

Je toussote pour cacher mon embarras.

- Elle monte à combien ?

Faire mine de m’intéresser au monstre dans le ventre duquel je suis me semble judicieux.

- HOoooo, elle monte très haut ! assure-t-il sur un ton qui me fait immédiatement tourner la tête vers lui.

Je surprends ses yeux sur mes cuisses avant qu’il ne les plonge effrontément dans les miens.

- Vous voulez vraiment que je réponde à cette question ? me demande-t-il avec un sourire carnassier qui étire sa fossette du menton et en fait naître tout un paquet sur ses joues.

Punaise, il est vraiment très beau. Et ses iris bleus en disent long sur les pensées coquines qui l’habitent.

- Heu non, je réponds tout en cherchant l’escapade à travers le pare-brise tout pointillé d’insectes écrabouillés. Bon, je vais peut-être y aller moi, dis-je d’une toute petite voix.

- Vraiment ? insiste-t-il.

Bon sang, je suis cuite.

Pas un geste mal placé de sa part, pas de brusquerie, rien. Que ces petites questions qui me prennent dans le sens de la peau et me font dresser les tétons. Alors je le regarde, il me regarde, nous nous regardons.

Il se penche vers moi, je me penche vers lui, nous nous penchons l’un vers l’autre.

Son haleine frôle ma joue, sa main se pose sur ma mâchoire puis glisse sur mon cou.

Un bref instant, très très bref, je me dis qu’il pourrait me serrer la gargagnolle comme de rien et m’étrangler proprement sans que personne ne le sache.

Juste le temps qu’il faut pour que ses lèvres entr’ouvertes effleurent les miennes et que le bout de sa langue s’immisce dans ma bouche.

La nouveauté de sa saveur me fait gémir. Oui, j’ai très envie de cet homme. Et je peux dire, sans risque de me gourer que lui aussi a très envie de moi.

Notre baiser dure longtemps.

Enzo investit ma bouche. Ses lèvres sont fermes et fondantes à la fois et cela me met en eau.

Il cesse brusquement de m’embrasser, sort précipitamment de son bolide et en moins de temps qu’il en faut pour le dire se retrouve de mon côté. Il ouvre la portière, me tend la main, me tire à l’extérieur et me colle immédiatement contre lui.

Pas le temps de retrouver mon souffle, il me vampirise derechef tandis-que ses mains puissantes enveloppent mes seins de leur chaleur divine. A travers le tissu, il pince mes tétins et je gémis. Je suis pétrifiée. Je ne sais que faire des mes mains qui pendent au bout de mes bras comme deux poids morts. Toute entière concentrée sur le plaisir de ce baiser de feu qui me laisse sans forces. Je crois que je vais défaillir, tomber dans les pommes, m’écrouler comme un sac de pomme de terre quoi.

Mes jambes ne me tiennent plus. Mon dieu que j’ai envie.

Il me soulève d’un seul coup, sans effort, un bras sous mes genoux, l’autre autour de mes épaules et se dirige vers le sous-bois pétillant de lumière. On dirait un nouveau marié portant son épousée vers leur nid.

Je respire son odeur de clémentine tout en écoutant son émoi battre contre mon oreille. Il halète. Je suis infiniment désireuse, désirante même et quand, après avoir avancé dans les fougères qu’il a foulées allègrement pour en faire un tapis, il me pose, je ne peux que mettre mon bras plié sur mes yeux et attendre. Attendre qu’il fasse de moi ce qu’il veut.

Qu’il me lèche, qu’il me prenne, qu’il me batte.

Enfin non, pas qu’il me batte. Je déteste l’amour vache.

J’entends des bruits de tissu, de respiration laborieuse et j’imagine son striptease précipité, son regard de loup des steppes dévorant mon corps avant de s’en repaître.

Un frôlement sur ma cheville.

Je soulève légèrement mon avant-bras et vois son grand corps agenouillé près de mes jambes. Son dos nu, puissamment musclé, son visage de profil, ses yeux fermés. Il a quitté son pantalon et sa chemise ne gardant qu’un caleçon. Ses fringues pendouillent sur les fougères là où elles sont tombées. Là où il les a balancées plutôt.

Il me respire.

Oui, il me sent, s’attardant sur la peau nue de mes mollets, puis de mon genou.

Puis ses doigts me frôlent, papillons éphémères, se posent ici où là, de ma cheville au haut de ma cuisse toujours prisonnière du short moche que j’ai enfilé pour courir.

Il soulève l’élastique du malvenu et je hausse mon bassin pour l’aider à l’ôter.

J’ai un peu honte quand même. Je n’avais vraiment pas prévu de rencontre coquine et le slip que j’ai enfilé ce matin ressemble plus à la culotte en pilou-pilou de Bridget Jones qu’au string sexy dépassant du jean taille basse des bombasses des clips. Qu’importe ! j’ai la très nette impression qu’Enzo s’en bat l’œil.

Le short et son complice pas lisse vont rejoindre le pantalon du beau mâle qui m’inhale.

Il se penche un peu plus et je sens son nez sur mon aine, sa langue recueillant mon parfum de femme transpirante pour en savourer les saveurs.

Mon dieu ! Un adorateur de La Femme. La Femme dans toutes ses contradictions et son animalité. La femelle des âges primaires et ses arômes que d’ordinaire elle masque. Ses charnières si douces où les senteurs artificielles se fondent peu à peu et font place à ces fumets que d’aucuns trouvent peu agréables. Ses recoins plissés où la nature refait surface dans l’effort et submerge les subterfuges fleuris. Bref, il semble apprécier car il hume longuement, les paupières closes. Un sourire naît sur sa bouche, ses narines frémissent. Il se relève pour passer ses mains sous mon tee-shirt et l’ôter de mon torse. J’ai le temps d’apercevoir la bosse qui déforme son caleçon juste avant qu’il ne se penche à nouveau. Sa langue, dans le sillon de mes seins, puis sous le pli de leur poids dévoilé par mon abandon.

Seigneur, que c’est bon.

Mes doigts partent à l’aventure, se posent sur les cheveux coupés court, suivent l’arrière du crâne et glissent sur le cou puissant.

Sa bouche enserre tour à tour mes tétons et des lanières de feu ravinent jusqu’à mon sexe.

Cela flamboie et me brûle. Mes reins quittent leur couche, tendus vers cet homme qui m’affole.

Qui aurait cru qu’un jour, un beau jour, je me donnerai sans appréhension à un inconnu en rut dans une allée forestière de mon beau Bassin ?

- Tu sens bon murmure-t-il tout contre mes lèvres.

Je vais pour répondre mais il me clôt la bouche d’un baiser farouche, l'investissant  d’un élan. Ses doigts, comme des serres, emprisonnent et malaxent mes seins, en pincent fort les extrémités. Je me cabre encore.

Puis la caresse glisse sur mon ventre, sur mon mont de Vénus, sur ma faille où un doigt impatient s’enfonce, puis ressort, immédiatement.

Il sourit.

- Tu es toute mouillée petite coquine chuchote-t-il en portant l’inquisiteur à son nez. Puis à sa bouche.

- Hummmmm approuve-t-il en suçotant son majeur imprégné de mon jus. Délicieux ajoute-t-il en se penchant vers mes cuisses qu’il écarte.

Il se déporte vers le bas de mon corps et s’insère entre mes jambes qu’il plie pour m’exposer toute entière.

Sa langue se pose tout de suite sur mon sexe et c’est comme une décharge qui me tétanise. C’est délicieux et douloureux. Je n’en peux plus de désir. Je veux cet homme sur moi, en moi, sa queue dans ma chatte. Je veux qu’il me besogne furieusement, qu’il s’enfonce et ressorte comme un barbare. Qu’il me retourne et me prenne en levrette, qu’il me couvre comme une chienne que je suis.

Je suis en feu.

Et cette langue qui se balade, plate bande de chair caressante puis serpentin s’enroulant autour de ma pralinette avant de se couler dans l’entrée de ma grotte pour en ressortir chargée de mes sucs. Il me lape comme un minou laperait son assiette de lait frais, se lèche les babines d’aise et replonge à son délice.

Et moi alors ? Hein ? et moi ?

Moi, je gémis et implore, m’ouvre plus encore pour qu’il comprenne, sans mots dire, que je veux qu’il m’emboîte, qu’il m’emboutisse, qu’il m’empale, qu’il me tamponne, qu’il me défonce. Bref, qu’il me baise.

Mais je sais aussi que je ne vais pas pouvoir attendre notre imbrication.

D’autant qu’il glisse encore son majeur dans ma chatte tout en tétant divinement mon p’tit bouton et cela me rend dingue.

Je feule comme une chienne en chaleur puis crie. Je crie. Je m'abandonne et sa bouche percute ce petit bouton diabolique qui me réduit en cendre, l'aspire, le sollicite et mes ongles dans ses cheveux pour qu'il n'arrête pas et...mes reins qui se tendent et ces lucioles derrière mes paupières et ces flammèches qui ruissèlent de mon ventre à mon sexe et...l'incendie, sauvage, puissant, ravageur. Je jouis, je jouis de partout. Je sais pas mais quand je jouis, je tortille mes pieds comme de petites hélices. C'est trop trop bon. Mes mollets sont comme de petits moulins qui irriguent mon corps entier. Alors, je mouline et me consume, égoïste, renfermée en moi et en même temps explosée en mille bourdons dorés.
-Encore, encore...
Regain de flamboyance, il tête mon précieux et je brûle de nouveau. Hooolala que c'est trop bon...J'aspire l'air pour mieux le retenir et cela prolonge ma combustion. Je flambe. Expire...Flambe encore...C'est délicieusement douloureux...

Je ne comprends pas pourquoi les fougères autour de nous, ne prennent pas feu.

Et lui qui lape, matou gourmand qui n’en perd pas une goutte.

Je retrouve lentement mon souffle et mes esprits. Cela brasille encore dans mon ventre.

Je le regarde, cet homme logé entre mes cuisses pour la première fois -et surement la dernière de ma vie- et lui, sourire taquin et menton mouillé, me contemple.

- Tu montes à combien ? plaisante-t-il pendant que se meurent les braises de ma jouissance.

- Punaise, c’était géant je lui réponds.

Je peux ? dit-il -en sortant de la poche de son pantalon qui fait le grand écart sur deux frondes de fougère- un préservatif dans son étui mauve.

- Hooooo ouiiiii...

Il quitte son caleçon et sa queue vient rebondir sur son nombril. Enfin je la vois cette pourvoyeuse de plaisirs infinis.

Elle est belle, comme je les aime. Trapue, épaisse et pas trop longue. Un réseau de veines gonflées lui donne des airs de branche souple sur laquelle s’étale une tige de lierre dépouillée et ses pétioles vermisseau. Le gland est charnu et rose vif, paré d’une goutte de nectar couleur d’ambre.

Il dégoupille le condom d’un coup de dents habile, le déploie et l’enfile sur son sexe.

Visiblement, il n’en a rien à faire de la position ni des prémices dont je pourrais le gratifier et je m’en fiche aussi d’ailleurs. J’ai juste envie qu’il me prenne et c’est ce qu’il fait.

Redressée sur les coudes je regarde la lente intromission de ce joyau de chair dans ma chatte.

Je mate le mâle qui s’enfonce, un bout de langue dépassant de ses lèvres, attentif. Quand il est tout entier dans ma minette, il se penche vers moi et me parle à la bouche.

- Tu la sens bien ma queue ?

- Hoooo punaise ouiiiiiii...

Il va et vient lentement et je la sens bien oui, sa queue.

Je relève mes jambes et les noue à ses reins. Il halète maintenant, ses yeux au profond des miens, ses bourses claquant sur le bas de ma vulve.

Je ne le quitte pas du regard, guettant le signe avant-coureur de son renoncement.

Ses mouvements se précipitent et ses yeux se voilent d’un coup. Il se redresse vite et enlève le préservatif tout en empoignant sa bite d’une main enveloppante. Il s’astique et j’en profite pour mouiller mon doigt et me caresser la noisette. Puis il crie, tend son cou en arrière et des fusées laiteuses viennent s’étaler sur mes doigts affairés.

C’est divin.

Je jouis aussitôt, regardant sa main presser le frein de sa queue pour en extirper tout le plaisir tapi. Puis, yeux clos, je plonge dans un torrent de feu. C’est diaboliquement bon et ses gémissements prolongent mon plaisir, l’explosant en millier d’étoiles dévorantes.

A l’unisson nous jouissons.

.....

Quand je ré ouvre les yeux, la nature reprend sa place, lentement. Et sur fond de troncs écailleux se détache la silhouette agenouillée de l’homme qui prit son pied. Le soleil, dans son dos, l’auréole d’un halo doré. On dirait quelque idole barbare sacrifiée. Sa tête est ployée, ses épaules sont courbées comme si le couteau sacrificiel l’avait figé dans cette posture d’implorant.

Il respire ample et redresse son torse avec lenteur. Puis, à quatre pattes, me rejoint sur mon lit de mousse. Je vois enfin son visage, apaisé et souriant.

Il se penche et pose un léger baiser sur ma bouche.

- Ce fut rapide mais intense me confit-il à l’oreille ensuite. Merci ma belle.

Puis il se lève, récupère ses fringues éparpillées tout en faisant un petit paquet du préservatif qu’il garde dans sa paume et repart vers son bolide.

Je reste couchée, regardant la frondaison qui se balance au dessus de moi.

Nue, je passe les mains derrière ma tête et profite du vent qui rafraîchit ma peau moite.

L’aventure fut belle et inattendue. A quoi bon lui donner des suites.

Quelques minutes plus tard, j’entends vrombir le moteur du monstre. Cela ronronne, puis un bref coup de klaxon.

Enzo me dit adieu.

C’est fini.

 

 

 

-

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les belles voitures.
Tag(s) : #Au jardin des délices

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