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De nouveau tendus l’un vers l’autre, ils explorent, à petites touches, les zones sensibles de leurs corps.

Leurs mains câlines effleurent leur peau, glissent dans des sillons, empaument des rondeurs.

Elle se laisse glisser sur le corps de son amant, recommence, comme au début de leur étreinte, son petit jeu avec les tétons de Mike, qui gémit.

- Tu aimes ? demande-t-elle ?

- J’adore ! répond-t-il.

Elle glisse plus bas...

Vers le nombril qui, débarrassé de son petit habitant, ressemble à un bouton pression. Elle y laisse trainer son bout de langue, abandonnant sur cette rondeur plissée, une parure de bulles irisées. Juste dessous, le gland, posé sur un paillasson de frisettes brunes. Il tressaute au rythme des salves de plaisir qui électrisent le corps du garçon.

Elle saute de l’un à l’autre et Mike se raidit.

- Calme murmure-t-elle tout en passant son index mouillé sur le cabochon lisse et luisant comme une soierie.

Elle prononce ce mot si près, si près que son haleine chaude l’enrobe de tiédeur. C’est délicieux.

Quand sa main, qu’elle a gantée de salive, s’empare de son sexe, Mike se fige, tout entier absorbé par l’intense exultation que lui procure cette caresse ferme et douce à la fois.

Puis il respire à petits coups, comme une femme en gésine pour calmer la fulgurance qui semble prête à jaillir. Il sert les dents, pense intensément à des trucs désagréables, comme tout à l’heure, se refusant à baisser si vite les armes.

Il a des choses à lui montrer à Céleste ou son orgueil de mâle va en prendre un coup (si je puis dire).

Mais la voila qui l’astique lentement, alternant pression douce et serrement. Elle chapeaute son dôme de sa bouche brulante, passe sa langue autour du frein si tendre, si sensible. Elle laisse sa salive dévaler la hampe et l’essore de la pulpe de ses doigts. Chacune de ses phalanges assemblées en fourreau procurent un plaisir tout neuf au garçon.

Certes, sa main ou celle, charitable, de ses quelques amies, lui a déjà prodigué cette sorte « d’attention », mais là, avec Céleste, pour cette première fois, c’est fantastique.

Etalé comme une étoile de mer sur les draps froissés, il soulève parfois la tête et regarde. Son gourdin disparaître dans la gaine des doigts puis réapparaitre, victorieux et trempé tel une marionnette de guignol pour être aussitôt happé par les lèvres gourmandes de la belle.

A bout de résistance, il abandonne sa contemplation pour ne pas venir, là, tout de suite sur ces lèvres suceuses qui lui puisent sa force.

Puis les doigts le lâchent et là...

Fantasme 15
Tag(s) : #Au jardin des délices

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