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Voici, pour votre plaisir et le mien partagé, un poème de Sophie Rivière à déguster sans modération. 

 


Quand tombe l’échafaud de la brune,
tu t’assieds, mon adorée, 
sur notre lit de volupté,
tu enlèves ton châle, 

ton corsage enluminé 
d’offrandes ; 
ton 
bustier de lin brise l’eau du silence.

Tes seins pâles aux tétons de fraise
exaltent l’appel du Désir,
tes veines d’azur battent à tes tempes,
et tes yeux étincellent de passion. 

Tu replaces avec ta main
tes cheveux noirs emmêlés
qui
retombent en cascades autour de ta taille, 

puis, tu ôtes ta jupe, 
ton jupon, et tes escarpins vernis, 
tes bas crissent 
quand tu croises tes jambes graciles, 

et scintillent, mystérieux,
dans le cristal des lustres de notre chambre, 
leurs rais d’or proclament 
la beauté de ta cambrure, 

la douceur et la finesse de tes membres, 
l’éclat satiné de tes petons,
tes cuisses ardentes vibrent 
sous l’estampe de ta féminité,

le soleil de ton innocence 
fleurit à l’encensoir de tes songes, 
tu demeures ainsi, longtemps, 
sans bouger, ô mon âme,


fière et précieuse, souriante et exquise, 
tu enlèves enfin tes atours sublimes, 
et tu me rejoins, nue, 
dans l’éclat de ta magnificence.

Ô mon Dieu, reçois le cantique de mon amour, 
admire l’étincelle mordorée de ton œuvre sublime,
le livre de mes rêves et
recueille la force de ma tendresse !
Tes bas de soie crissent...Poème lesbien de Sophie Rivière
Tag(s) : #Textes d'à les zautres

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