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- Comment tu t’appelles ? Halète t-il à son oreille.

- Céleste murmure t-elle. Lèche-moi !

Elle n’a pas besoin de répéter cet ordre susurré. Il descend entre ses jambes, respire, inspire, se gave de cette odeur iodée dont il était sevré depuis si longtemps.

Puis son bout de langue trace, de l’intérieur de la cuisse aux nymphes gonflées et jointes, un sillon mouillé.

Elle geint.

Il fait de même pour l’autre cuisse et achève son périple sensuel sur le mont de Vénus, si doux, si doux.

Elle gémit.

Elle cambre ses reins, plante ses griffes dans la chevelure de Mike et implore.

- Lèèèche-moi, s’il te plaît.

L’homme obéissant passe le plat de sa langue sur les lèvres. Elle sursaute, décramponne ses doigts des cheveux du garçon et, de leur pulpe, écarte les lèvres de son sexe, s’offrant, entière.

 

Mike sourit.

Son ex détestait la clitounette (et ne lui faisait de pipes que très rarement, du bout de la langue, du bout des doigts. Elle lui faisait tout du bout de rien en fait et làààààà, c’est le bonheur quoi.

Alors, alors...

Avec une lenteur calculée il se penche sur le cadeau de Céleste, l’humidifie de sa salive mêlant ainsi ses sucs à ceux de cette belle femelle pour en faire un subtil délice dont il a été si longtemps privé. Il goûte, avale, savourant les caudalies de toutes ses papilles.

Salicorne et châtaigne. C’est âpre-doux, légèrement acidulé, délicieux.

Il regarde ce cadeau luisant tout chapeauté de bulles, la petite idole de chair rose et nacrée qui en émerge telle une sentinelle veillant sur une grotte au trésor et, avec des mines de chat gourmand, il lape.

Elle crie, brièvement, tend ses reins en arceau, s’essouffle puis ne respire plus, toute attente.

Il lèche de nouveau, elle se laisse tomber sur le lit, écartant et relevant ses jambes pour lui donner plus de champ. Il sourit, regarde cette faille qui ainsi disjointe, étale ses trésors délicieux.

C’est lisse et mouillé. La pulpe des grandes lèvres est légèrement brune et laisse place, en allant vers son cœur, à une peau soyeuse aux nuances de perles Akoya*. Le clitoris est encapuchonné du même rose laiteux et son gland minuscule et gorgé de vie et d’envies est rouge vif.

 

Il approche son index de ce minuscule guerrier en attente, frôle délicatement l’objet de son désir et jubile en entendant la plainte sanglotée de Céleste.

Son corps est brûlant et il pense de toutes ses forces à ce truc désagréable dont il a horreur pour ne pas venir sur le ventre blanc qui palpite sous sa queue.

Il sait le pouvoir des gémissements de l’amour sur son désir. C’est terriblement excitant et, sevré de contact charnel avec une femme depuis des mois, il sait se satisfaire des cris du plaisir.

Cela lui chante aux oreilles comme le glou-glou de la boisson qu’il adore. Cela lui frise dans le ventre aussi et ma foi, il en jouit avec un intense plaisir

 

 

*LES PERLES AKOYA

L’huître perlière Pinctada martensii, ou « Akoya-gai » en japonais, a donné son nom aux premières perles de culture produites il y a plus d’un siècle. Les perles Akoya se distinguent par leur lustre, le premier de tous les critères, le plus fascinant aussi. D’où le succès de ces perles qui expriment un summum de féminité et de classicisme: commercialisées à l’échelle mondiale depuis 1921, elles font partiedes perles de culture les plus appréciées.

Fantasme (5)
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Tag(s) : #Au jardin des délices

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