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Puis il grimpe, d’un élan sur la cuisse droite, fait une courte prière à l’autel clos des cuisses et entreprend son lent pèlerinage sur l’autre jambe.

Elle ronronne.

Posée sur ses coudes, paupières mi-closes, Céleste déguste visiblement cette lente prise de possession.

Ses lèvres sont mouillées, ses doigts crispés au drap et sa respiration haletante ponctue d’apnées silencieuses la progression de son plaisir.

 

 

Mike continue ses dévotions.

Son plaisir ?

Faire du bien.

Il aime s’acheminer ainsi sur toutes ces parties succulentes qu’il sait être sensibles.

Ne pas seulement s’approprier, prendre, user. Il aime le partage du plaisir.

Alors, il s’attarde sur le nombril, petit escargot agâtine lové au nid du ventre. Il passe sa langue humide dans le sillon des côtes y laissant sa traîne glaçon. Il escalade, nez en alerte, le lourd poids des seins, saisie entre ses dents le tétin érigé et l’aspire, le chahute, le pince doucettement, guettant les réactions de la belle pâmée. Elle gît dans ses cheveux et ses doigts se sont posés sur le crâne de l’homme qui la tète.

Le pli sous ses seins sent le poivre avec une petite touche de lierre froissé. Il adore.

Il sourit en douce car les cuisses de Céleste se sont écartées et maintenant, sa queue à demie dénudée est calée à l’entrée de la faille dont il devine la moiteur saline.

Mike soupire aussi.

Son impatience n’a pour rival que son plaisir du partage.

Si cela ne tenait qu’à lui, il baiserait cette magnifique femelle d’un seul élan, s’enfonçant comme un barbare dans ce volcan dont il perçoit la chaleur.

Il la besognerait comme un affamé qu’il est depuis que son ex l’a quittée.

Il crierait son désir en martelant chacun de ses coups de reins d’un mot salace dont il adore user pour exacerber son désir plus encore.

Il s’enfoncerait en elle jusqu’à la garde, serrant ses seins et mordillant son lobe. C’est radical. Elles aiment ça les filles.

Mais là...ce met de choix requiert toute sa patience même si son sexe est tendu de la mort et jute comme une petite fontaine.

Coincée entre son ventre et celui de Céleste, son chibre profite de la promiscuité de ces deux peaux qui se frictionnent lentement et c’est bon.

Parfois, il ne respire plus.

Quand l’envie devient besoin et le besoin urgence.

Alors il se soulève un peu pour atténuer la pression.

Il inspire.

Pense à ses impôts, à du foie de veau -qu’il déteste- à son ex belle-mère qu’il détestait tout autant que l’abat précité et cela le calme.

 

.............................

 

Il reprend sa lente dégustation, montant à l’élan du cou, suivant la jugulaire qui palpite comme un orvet.

- Comment tu t’appelles ? Halète t-il à son oreille.

- Céleste murmure t-elle. Lèche-moi !

Elle n’a pas besoin de répéter cet ordre susurré. Il descend entre ses jambes, respire, inspire, se gave de cette odeur iodée dont il était sevré depuis si longtemps.

Puis son bout de langue trace, de l’intérieur de la cuisse aux nymphes gonflées et jointes, un sillon mouillé.

Elle geint.

Il fait de même pour l’autre cuisse et achève son périple sensuel sur le mont de Vénus, si doux, si doux.

Elle gémit.

Elle cambre ses reins, plante ses griffes dans la chevelure de Mike et implore.

- Lèèèche-moi, s’il te plaît.

L’homme obéissant passe le plat de sa langue sur le fruit soyeux qui jouxte son menton.

Elle sursaute, décramponne ses doigts des cheveux du garçon et, de la pulpe de ses index, écarte les lèvres de son sexe, s’offrant, entière.

Fantasme (4)
Tag(s) : #Au jardin des délices

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