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Il entra et elle à sa suite, refermant prestement le lourd battant. Puis s’appuyant au bois brillant, elle le toisa, de bas en haut, de haut en bas, s’attardant un bref instant sur sa braguette.

Puis mouillant ses lèvres d’un bout de langue rose, elle porta sa main à son chignon, enleva le crayon bois qui lui servait de barrette et secouant la tête, déploya sur ses épaules la lourde nappe de sa chevelure.

Puis ancrant ses quinquets à ceux de Mike qui, interloqué, n’y comprenait que de chique, elle commença à défaire un à un les boutons de son chemisier de soie, dévoilant lentement le ravissant ravin séparant ses seins. Serpentine, elle fit glisser le tissu en de lents mouvements d’épaules et son buste apparut.

Le bustier pigeonnant qu’il avait deviné déploya ses deux corbeilles dentelées.

Les seins rehaussés proposaient au spectateur ébahi qu’il était devenu leur museau couleur de framboise et chapeauté d’un cabochon érigé comme une petite phalange.

Elle tourna sur elle-même, son chemisier flottant au bout de son bras tendu comme un étendard soyeux.

Puis stoppant d’un coup, elle planta de nouveau ses yeux dans ceux de Mike et d’une torsion de buste qui soustrayait à son spectateur le haut de son corps mais le laissait profiter de la vision de son cul, elle dégrafa le bandeau de dentelle qui alla rejoindre, sur l’épaisse moquette, le corsage si peu sage.

Mike dans un état second, la vit ensuite descendre la fermeture de sa jupe crayon puis la faire glisser sur ses cuisses puis sur ses mollets puis sur ses chevilles.

Quand elle ne fut plus qu’un cercle de textile inutile, la mâtine l’attrapa adroitement du bout de son escarpin et, taquine, la balança d’un mouvement habile vers l’homme abêti et transformé en statue de sel qui la reçue sur l’épaule. Il tourna la tête et respira profondément, décelant dans les plis froissés une senteur végétale et saline qui lui mit l’eau à la bouche.

Bien que pétrifié, Mike n’était pas insensible et, les yeux exorbités et la langue pendante -sisi, pendante. C’est moi qui écris et je fais ce que je veux, qu’on se le dise !

Donc, les yeux exorbités et la langue pendante, Mike ressentait dans les tréfonds de son corps d’athlète (clin d’œil) les effets collatéraux que cette plastique femelle irréprochable occasionnait.

Avalant à grand peine sa salive, il parvint à retrouver un semblant d’aplomb et parvint à articuler un bêlant :

- M’enfin qu’est-ce ? Qui fit sourire la coquine.

- Je ne te plais pas ? l’interrogea t-elle innocemment en lorgnant ouvertement les « effets éminemment visibles » qu’elle provoquait sur le béta.

Mike ne remarqua même pas qu’elle était passée du vouvoyage au tutoyage et ne parvint qu’à hocher la tête tout en rentrant sa langue dans le garage prévu à cet usage.

Il n’avait d’yeux que pour la somptueuse croupe qui pour l’instant, représentait l’abandon (hihihi) immédiat de toutes les bonnes résolutions prises lors de sa rupture.

Pas de dessous, pas de dessous.

Cette phrase tournait dans son cerveau à la manière des ailes d’un moulin à vent et il vérifiait, par le fait, la pensée qui lui avait traversé le cerveau alors qu’il montait l’escalier derrière la...bonnasse.

 

Le voyant parfaitement immobile, Céleste -oui, elle s’appelle Céleste mon héroïne- Céleste se retourna et...

 

La mâchoire inférieure de Mike se désenclava de sa mâchoire supérieure et c’est ainsi, badant comme un simplet de crèche, que le garçon pris connaissance du côté pile de la diablesse.

Le lien vers le blog du dessinateur de l'illustration qui orne mon texte. 

J'adore. 

 

http://www.paturaud.com/galerie_affiches_exlibris.htm

 

https://fr.pinterest.com/natchat123/art-l-paturaud/

http://www.paturaud.com/galerie_affiches_exlibris.htm

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Tag(s) : #Au jardin des délices

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