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Poème ébouriffé, cadeau d'un ami cher

dont les mots endiablés égratignent ma peau. 

 

Merci Jean-François. 

 

https://plus.google.com/u/0/+jeanfran%C3%A7oisdeneck

 



La belle nue galope dans les prairies de béton,
Sous la lumière des lampadaires en plastique,
Sa chevelure de feu et bleus ses deux tétons,
De ruelle en ruelle comme une balle élastique

Un rendez-vous sous la lune rousse à minuit,
L'a fait s'éloigner follement de la ville de verre,
Plumes volettent os cliquettent à ses chevilles,
Et enfin de ses deux pieds nus rejoint la terre

Sur la colline un feu vomi ses escarbilles,
Quatre sorcières attendent la cinquième élue,
Habillées de leurs peaux elles dansent et elles brillent,
Aux sons des tambours forestiers et flûtes grenues

Et les cinq martèlent la terre de leurs ancêtres,
Grands chefs Indiens martyrisés par les blancs cruels,
Elles sont cheval fou taureau assis de beaux êtres,
Pour défendre leurs nations se sont battues en duel

Je suis Pan assistant à cette ronde endiablée,
Ces chamanes font l'amour avec tout les éléments,
Os cliquetants plumes légères les ensorcelées,
L'orage gronde l'éclair claque de vrais déments

Que se fige ma bouche si je ment sans raison,
Sous la lune rousse un nuage c'est formé,
Dans cette citée de verre mille bisons sont entrés,
Prairies de béton ont disparu de l'horizon.

Cthulhu Novembre 2016.
 

-- 

Jean-François de Neck
 
Tag(s) : #Textes d'à les zautres

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